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Une étude en cours, commanditée par les Verts parisiens, cofinancée par le Parlement Européen et la Fondation pour le progrès de l’homme, et pilotée par le CNRS (sous la responsabilité de Philippe Quirion, qui est chercheur au CIRED en même temps que trésorier du Réseau Action Climat France), tente de quantifier le nombre d’emplois que créerait une transformation écologique de l’économie à Paris et en Ile-de-France.
Les premiers résultats, présentés en milieu de semaine dernière, portent sur Paris et font état d’une fourchette de nouveaux emplois créés qui va, grosso modo, de 15.000 à 42.000 postes dans les secteurs de l’économie verte en 2020 (dans les secteurs des transports et logements principalement) pour des coûts d’investissement pour favoriser cette mutation estimés entre 7 et 16 milliards d’euros.
Les hypothèses de l’étude reposent sur des variables « politiques » non-décidées aujourd’hui : plus ou moins forts objectifs de réduction des gaz à effet de serre (de 15 à 40% de réduction d’ici à 2020), plus ou moins fort investissement public (de 0 à 50% du montant des investissements).
A noter, pour financer un apport public conséquent, les Verts parisiens préconisent un appel à l’épargne publique parisienne, et s’appuieront sur un sondage commandé pour l’occasion à l’IFOP, pour faire valoir leurs propositions au prochain Conseil de Paris.
Liens :
- Le blog des euro-écolos Pascal Canfin et Karima Delli, les euro-députés verts à l’origine de l’étude
- Les résultats de l’étude publiés aujourd’hui aussi par 20minutes
- L’étude de Philippe Quirion parue le 03/12 sur les emplois verts en France. Cette étude, pilotée par le WWF, part sur la base d’un scénario de 30% de baisse des émissions de GES d’ici à 2020 et conclut à la création de 684.000 emplois nets (avec un solde positif de 564.000 emplois liés à l’efficacité énergétique et 316.000 dans les énergies renouvelables) d’ici à 2020.
